alexaprilus@gmail.com
Pour amoindrir les effets de ces différences de conception, j'ai trouvé particulièrement
utile de créer un maximum de ponts entre la classe et la communauté (ouverture de la classe aux parents, intégration d'éléments de la culture en classe, activités avec les élèves du premier cycle
dont la langue d'enseignement est la langue maternelle, utilisation de l'écriture syllabique, invitations de personnalités du village, etc.) et de recourir aux principes de la communication
non-violente. Par ailleurs, de nombreux élèces ayant un talent certain pour les arts et les travaux manuels, il m'est paru important de le mettre
en valeur dans la classe afin de leur permettre de mieux s'approprier ce lieu.
et la sédentarisation forcées, les écoles résidentielles, les changements rapides de tous ordres,
etc. Par conséquent, les problèmes sociaux comme l’alcoolisme, la toxicomanie, le nombre élevé de suicide et la violence sont quelques-unes des réalités auxquelles ont souvent à faire face
les enfants et les adolescents autochtones. Les cours de sciences sociales et de morale (avec, si possible, des interventions exterieures - parents ou aînés) m'ont permis d'explorer les
causes et les solutions possibles aux malaises qui affectent ces peuples. J'ai constaté que la confiance se gagne difficilement la première année. Par la suite, en évitant l'ethnocentrisme
(les idées reçues sur les autochtones ne manquent pas) et en témoignant de l'intérêt pour l'autre, les choses changent rapidement. J'ai ainsi pu, au fil des ans, tisser des liens de plus en
plus étroits avec mes élèves et conséquemment affiner mon mode d'enseignement. Ces années d'expériences ont donc été pour moi particulièrement enrichissantes tant sur le plan professionnel
que personnel.
Photos : Mitchuap et aurores boréales - Chisasibi.
3- Description de la solution envisagée
4- Justification de la solution
1- Identification et description de la situation actuelle:
À sein de la droite comme de la gauche, il existe un consensus sur le fait que le système d’éducation du Québec a failli quant au rôle qu’il joue dans notre société.
À droite, on affirme que les jeunes ne sont pas suffisamment outillés pour répondre à la compétition liée à l’ouverture des marchés. Ainsi, les pressions économiques du commerce mondial et
l’expansion mondiale des technologies justifieraient d’avantage de concertations avec le secteur privé. Enfin, un tel rapprochement conduirait naturellement à des partenariats locaux entre les
écoles et les industries, à l’intégration appliquée de techniques de management (lesquelles auraient fait leur preuve dans l’industrie) et à l’application de tests comparatifs permettant de
déceler les faiblesses et les points forts du système éducatif.
Au contraire, à gauche, ce serait plutôt l’influence grandissante de l’approche décrite plus haut qui serait responsable de l’échec de notre système scolaire. Subséquemment, afin de privilégier
une vision à long terme (notamment en matière d’environnement), il conviendrait donc d’instruire et de socialiser les jeunes plutôt que de simplement les qualifier pour répondre aux seuls besoins économiques.
Il est d’une importance cruciale de bien mesurer les répercussions sociales qui découleraient du choix de l’une ou l’autre des options qui s’offrent à nous. Les questions auxquelles nous tentons ensemble de répondre sous-entendent un choix de société.
Les États Généraux ont contribué à une pensée social-démocrate, orientée vers l’égalité des chances et la réussite éducative pour tous, dans une école se voulant commune et responsable, et sur le
développement d’un curriculum national riche et garantissant des compétences de haut niveau, ainsi que sur un projet de société en éducation s’inscrivant au sein d’une
citoyenneté démocratique pluraliste. Cependant, les politiques plus récentes tendent clairement à s’orienter vers des considérations de l’ordre de l’imputabilité et de la reddition de compte, de
l’efficacité et de la performance quantifiée, de la concurrence et du libre choix de l’école, de la levée du moratoire sur l’enseignement privé, qui, combinées à des resserrements budgétaires,
risquent de diminuer largement la portée des orientations généreuses des États Généraux. L’inclinaison évidente de l’actuel gouvernement à enligner l’éducation sur les exigences des entreprises
témoigne que cette tension continuera à influencer sur les rapports entre les acteurs du système éducatif.
Il convient, selon moi, de garder à l’esprit que la mission première du système de l’éducation est le progrès collectif et non pas de fabriquer des individus uniformisés, productifs, rentables et
compétitifs. Il faut cesser d’inquiéter et de stresser les jeunes et leurs parents en les décourageant avec les exigences toujours croissantes des entreprises, des nouvelles technologies et en
même temps des perspectives toujours plus sombres du marché du travail, de la menace de pauvreté, du chômage et de la marginalisation.
Il me semble qu’à l’aube de crises environnementales majeures à l’échelle de la planète, il serait capital d’entretenir un pouvoir de résilience chez nos jeunes plutôt que de les encourager à
poursuivre une course folle vers la production compétitive, le gaspillage, l’asservissement des êtres humains et la destruction de l’environnement.
Le Québec gagnerait à devenir l’une de ces nations pionnières qui oseront affirmer aux autres : « continuez votre course effrénée, on
revient à l’essentiel, il est temps de réapprendre à vivre ». Il faudra inévitablement sortir un jour des sentiers battus, avoir de l’audace et
de la créativité et pour cela, il faut un milieu scolaire propice. L’instruction ne peut se réduire à la simple transmission de savoirs dits de bases
(lire, écrire, compter). Les élèves doivent prendre part à cette démarche et à ses résultats. Certaines compétences transversales et certains domaines généraux de formation propres au programme
actuel vont heureusement déjà dans ce sens.
Les orientations éducatives du Québec actuel s’inscrivent dans la tendance forte d’instrumentalisation d’une clientèle étudiante, futur « capital humain », à l’œuvre dans l’entreprise,
et d’intégration sociale de cette clientèle aux normes et aux valeurs d’une culture d’entreprise. Instaurer des indicateurs de qualité à l’enseignement revient à assimiler la notion d’école à
celle d’usine. L’obligation de résultats se fonde essentiellement sur un rapport « coût-productivité » caractérisé par des qualités comptables, des dimensions quantitatives, cumulatives
et uniformisantes. La notion de « capital humain » n’est pas compatible avec celle de dignité humaine et de liberté de choix tout comme la rationalité économique n’est pas une norme
universelle.
L’éthique, qui renvoie fondamentalement à des préoccupations sociales, se trouve travestie en éthique organisationnelle et détournée au profit des intérêts économiques. Cet éthique d’entreprise
en est une de conviction (promotion du culte de l’excellence) et de la responsabilité (en exacerbant
l’individualisme dans un contexte de compétitivité). Suivant, ce raisonnement, les écoles ne bénéficient d’un soutien financier par l’État et le privé que dans la mesure où elles rencontrent les
besoins exprimés par le capital. Ainsi, les finalités éducatives se trouvent réduites à des fins économiques et organisationnelles. L’absence de prise en compte des questions politiques, sociales
et culturelles dans une perspective qui privilégierait la société globale conduisent à réduire l’éducation à un processus de techno-instrumentalisation associé à un processus subtil
d’asservissement social.
À nos dirigeants politique qui affirment que conjoncture économique ne laisse pas le choix, et qui pourtant loin d’être des victimes innocentes de la globalisation, organisent eux même leur
propre capitulation en éliminant graduellement les obstacles qui peuvent nuire aux lois du marché et finalement à la concentration du pouvoir et de la richesse, il est nécessaire de répliquer. La
servilité des gouvernements face au privé n’est pas une fin en soi. Sur des fondements nouveaux, il peut y avoir une ré appropriation par les citoyens du processus démocratique
et du système économique qui, souvent, le pervertit.
Consolidé à l’école par un manque d’espace à l’éveil des jeunes aux questions d’ordre politique, sociales et environnementales, l’état actuel des choses risque de perdurer si nous basculons vers
ce que proposent les porte-paroles de l’entreprise privée. Plutôt que de miser sur l’individualisme et la compétition c’est en favorisant l’autonomie, la responsabilisation et l’engagement social
au sein de nos écoles que nous observerons un réel progrès collectif.
Les propositions exposées dans ce document iront donc en ce sens. Leurs objectifs centraux sont les suivants : donner un sens aux apprentissages et miser sur une saine relation éducative.
3-Description de la solution envisagée
A)
Rôle des éducateurs dans la conception et la mise en œuvre d’un système éducatif renouvelé :
L'enseignant œuvre en tant que médiateur social (socialisation des élèves), et pédagogique (établir le lien entre les savoirs, les connaissances et
l'apprentissage de ceux qui lui sont confiés). La Loi sur l'instruction publique lui reconnaît une autonomie professionnelle légitime.
C’est en grande partie par le biais des enseignants que le MELS pourrait prendre le pouls lors de la mise en oeuvre d’un système éducatif adapté aux défis
à venir. Étant aux premières lignes, le rôle des enseignants est donc primordial : c’est d’abord dans le cadre de leur gestion de classe, qu’ils peuvent créer les conditions
favorables à l’apprentissage de l’autonomie intellectuelle (capacité d’avoir une pensée personnelle critique et originale) et de la responsabilisation individuelle et collective.
La participation d’enseignants dans le processus de conception du système éducatif est, pour cette même raison, d’une importance majeure. Leur intérêt pour ce processus est essentiel et ceux-ci
devraient donc être représentés afin que leurs commentaires et suggestions soient entendus. Nombreux sont les enseignants conscients du non-sens de la formule affirmant : je vais d’abord
te rendre compétent, après tu pourras être autonome. Leur sensibilité à cette réalité est un indispensable atout.
B)
Les changements qu’il faudrait apporter :
a.
Aux fonctions et aux responsabilités du Ministère de l’éducation.
Toute influence du milieu des affaires sur le MELS devrait être rigoureusement contrôlée. Une réduction nette de ce type d’intrusion serait
souhaitable.
Le Ministère devrait contribuer à l'harmonisation des nouvelles orientations et des activités éducatives avec l'ensemble des politiques gouvernementales et avec les besoins sociaux de la société
québécoise tout en conservant une vision à long terme.
Globalement, les fonctions du Ministère demeureraient les mêmes :
● adopter des mesures propres à contribuer à la formation et au développement des personnes;
● assurer le développement des établissements d'enseignement et veiller à la qualité des services éducatifs dispensés par ces établissements;
● assurer le développement des établissements d’enseignement et veiller à la qualité des services éducatifs dispensés par ces établissements ;
● favoriser la consultation et la concertation des ministères, organismes et personnes intéressées;
● favoriser et coordonner le développement et la diffusion de l’information.
La nuance réside principalement dans l’objectif global que l’on veut voir le système d’éducation combler : instruire et socialiser les jeunes pour qu’un réel progrès collectif soit
accessible aux générations futures tout en écartant les pressions du milieu des affaires. Ainsi le Ministère devrait décourager toute forme de palmarès des écoles puisque ces dernier renforcent
une vision étriquée de la mission éducative. Il y a une différence importante entre performance scolaire et qualité de l’éducation. L’accent mis sur
la seule performance encourage des pratiques d’exclusion et conduit à centrer l’enseignement sur ce qui est mesurable par les tests et à délaisser les apprentissages qui ne sont pas mesurables
par les épreuves ministérielles. Au contraire, une approche adaptée à la réalité des milieux défavorisés, principaux laissés pour compte des approches clientélistes, doit miser sur le partage et
l’entraide, non sur la concurrence. Elle doit se fonder sur une vision juste des relations qui se tissent entre école et milieu pauvre. Elle doit
viser à améliorer la réussite éducative dans son sens large et à assurer une véritable égalité des chances
b.
Aux fonctions et aux responsabilités des formateurs d’éducateurs et des chercheurs.
Il faudrait dans un premier temps veiller à ce que ces derniers soient également moins perméables par le privé.
Pour ce qui est des recherches orientées vers les nouvelles approches pédagogiques, il ne peut être que souhaitable, à mon avis, qu’elles soient multidisciplinaires, intensifiées et que celles-ci
le soient dans toutes les couches de la société (milieux favorisés, défavorisés, à forte concentration d’immigrants, autochtones, etc.) afin qu’un portrait plus global puisse être
établi.
Les outils développés par les chercheurs et employés par les formateurs doivent soutenir l’action du milieu, tant de l’équipe école que de la communauté, dans une perspective d’égalité des
chances et non chercher à répondre à des exigences bureaucratiques ou mercantiles. L’objectif doit être de mobiliser les ressources de la communauté dans une direction localement convenue (on
pourrait dire que l’approche nécessaire est à l’antipode de celle promue par les palmarès).
Avec un apport de connaissances régulièrement rafraîchies, les formateurs d’éducateurs seront plus à même de remplir leurs fonctions. Tout cela impliquerait bien sûr une excellente communication
entre formateurs et chercheurs.
c.
Aux fonctions et aux responsabilités des cadres scolaires.
Le Ministère tend à être moins interventionniste au niveau des acteurs de première ligne. L’école se retrouve ainsi dotée d’une grande autonomie afin d’adapter
ses services aux besoins et aux caractéristiques de ses élèves. Il s’agit donc d’un organisme décentralisé de la commission scolaire, placée sous la responsabilité partagée d’un conseil
d’établissement et d’une direction d’école.
La contribution de la direction de l’école et du conseil d’établissement ressemblerait en de nombreux points à celles des enseignants et serait répartie en deux phases :
1-) participation active à la conception.
2-) participation active à la mise en œuvre du système d’éducation.
Leurs compétences et expériences gagneraient à être exploitées lors de la première phase. Lors de la seconde phase, les cadres scolaires auraient comme rôle d’administrer l’application des
nouvelles mesures à l’échelle de l’école : encourager les enseignants, leur fournir les ressources nécessaires ainsi que des ateliers de perfectionnement (mise en place d’un programme de
formation continue afin que les enseignants s’approprient ces approches pédagogiques et soient en mesure de les mettre en place dans leur classe) et créer des
conditions permettant une cohérence d’ensemble.
Enfin, avec la participation des enseignants, ils devraient tout mettre en œuvre pour qu’un pont puisse être établi entre l’établissement scolaire et la (les) communauté(s) du territoire qu’il
couvre. Cette dernière mesure demeure essentielle au bon fonctionnement de notre nouvelle approche d’emblée plus citoyenne et humaine.
d.
Aux fonctions et aux responsabilités des parents.
Le rôle des parents, bien informés par les établissements des changements en cours, resterait sensiblement le même à la maison. Toutefois, en favorisant un rapprochement entre communautés et
écoles, il serait bénéfique que ceux-ci soient d’avantage appelés à participer à la vie scolaire. Leur contribution serait bénéfique en ce sens que les élèves, notamment ceux issus des couches
défavorisés, les autochtones et les immigrants, verraient la rupture culturelle entre leur vie familiale et l’école s’atténuer.
e.
Aux fonctions et aux responsabilités des citoyens.
Tout comme je l’ai recommandé ci-dessus, l’éveil des jeunes aux questions d’ordre politique, sociales et environnementales gagnerait beaucoup avec une
implication accrue des citoyens. Pour les sujets d’études qu’ils proposent à leurs élèves, les enseignants pourraient s’inspirer des problèmes et
contraintes auxquelles font face (où devront faire face dans le futur) les citoyens de leurs communautés. Les thèmes liés à l’environnement, notamment, sauraient se révéler extrêmement
pertinents.
f.
Aux fonctions et aux responsabilités des médias.
Couplé aux efforts de communication des écoles vers les communautés, la diffusion d’informations relatant le bien-fondé de la réforme en
cours tout en la rendant plus accessible à tous serait grandement profitable au bon déroulement de son application. Le bannissement de toute forme de palmarès des écoles, pures solutions
marchandes, serait également grandement souhaitable. Au niveau local, les réalisations et les réussites des établissements scolaires et des élèves qu’ils regroupent devraient être
propagés.
g.
Dans les système d’éducation et dans les écoles (mission, structure, lois et règlements, contenus, approches pédagogiques).
Dans le but de privilégier une vision à long terme (notamment en matière d’environnement), j’ai exposé antérieurement qu’il conviendrait d’instruire et de
socialiser les jeunes plutôt que de simplement les qualifier pour répondre aux seuls besoins économiques. Pour qu’une telle mission puisse être
atteinte, les commissions scolaires pourraient veiller à pourvoir les écoles qu’elles desservent en matériel pertinent et rafraîchi. En second lieu, elles pourraient mener des études visant à
mesurer les progrès et les difficultés liés aux changements.
Nous savons que, dans les pays où les compétences civiques sont faibles, les groupes économiquement défavorisés ont du mal à défendre leurs intérêts parce que la faiblesse de leur formation
civique les exclut le plus souvent de la vie publique. Le défi consiste donc à inculquer aux étudiants les habiletés de base et à les encourager à développer les assises des compétences
civiques : la lecture des journaux et des livres, la fréquentation des bibliothèques, la lecture et l’emploi de divers type de cartes géographiques, la rédaction (notamment celle de la
correspondance), etc. également, le Québec aurait aussi avantage à s’inspirer du modèle suédois d’éducation civique. Celui-ci vise les étudiants de 16 à 18 ans, tenus de suivre un minimum de 90
heures de cours d’éducation civique (300 heures pour les étudiants en sciences sociales).
Des lois et règlements veilleraient essentiellement à ce que les commissions scolaires et les écoles appliquent les changements en cours ; ils assureraient ainsi un cadre juridique à la
transition vers le nouvel approche. Globalement, on peut d’ores et déjà affirmer que la loi sur l’instruction publique et tout le réseau scolaire sont structurés autour des droits de
l’élève. De ce constat, le simple fait de souligner un droit majeur de l’élève, celui de l’accès aux divers services éducatifs gratuits favorisant son plein épanouissement, constitue une
assise solide.
Un autre changement positif consisterait en un accroissement d’échanges des écoles entre elles et de même entre les commissions scolaires. Dans le cas de ces dernières, cela consisteraient en
échanges d’informations liées aux études qu’elles auront réalisées (difficultés et succès) lesquelles seront ensuite acheminées vers les écoles. Ces dernières mesures favoriseraient une bonne
marche de l’ensemble des écoles.
Des approches pédagogiques multidisciplinaires de type coopératif ou par problèmes (socio-constructivisme) seraient à privilégier plutôt que celles qui se situent dans un contexte où l’erreur
est perçue comme un échec (compétions). Les contenus des programmes et les modes d’évaluation devraient donc tenir compte de cette
tendance.
4-Justification de la solution
Trop souvent, nous avons une image résignée de la démocratie. Comme si, possédant « la pire forme de gouvernement – si l’on exclut toutes les
autres (Churchill)» plus rien ne pouvait être amélioré. Pourtant, l’élargissement du champ de la conscience et de l’espace d’autonomie des individus et des communautés est une porte vers le
renouveau. Nos jeunes doivent disposer d’une force de résilience et de créativité pour faire face aux nouveaux défis qui se profilent et c’est pour cela que nous devons tout mettre en œuvre pour
qu’ils en soient capables. Certaines recettes sont présentés comme des vérités absolues par les tenants de la droite qui pourtant, au fil du temps, ont conduit au pillage effréné des ressources
naturelles et à la dégradation de l’environnement. Cette terre, nous l’avons empruntée aux générations futures et c’est avec clairvoyance que nous devons orienter notre système d’éducation.
Fournissons un terreau fertile dans lequel pourront croître des initiatives nouvelles.
Enfin, pour démentir l’approche strictement individualiste qui partout cherche à s’imposer, je citerai le philosophe français Jean-Paul Jouary : Le bien commun le plus précieux, c’est le fait d’agir en commun pour dépasser ensemble ce qui fait obstacle au progrès de tous et à l’épanouissement de chacun. Bref, la solidarité est au cœur des changements proposés et celle-ci n’exclue pas nécessairement le bonheur individuel.
Photos : Orchidée et caméléon - Île de La Réunion
(Aprilus)
Tous les parents
veulent que leurs enfants soient heureux. Et parce que la scolarité joue un rôle essentiel dans leur vie quotidienne et oriente leur avenir, ils veulent les voir heureux à l'école. Mais souvent
ils s'inquiètent : " Il rêve, il ne fait pas attention... Il ne retient rien... Ça ne rentre pas... Il ne fait aucun effort pour réfléchir... Il n'a aucune imagination. "
Antoine de La
Garanderie affirme qu'en matière de réussite et d'échec, rien n'est le fruit du hasard : il y a des lois générales du fonctionnement de l'intelligence valables pour tous. Aujourd'hui, avec
Daniel Arquié, il offre aux parents les moyens d'appliquer ces lois. Il leur propose une démarche pédagogique très concrète qui leur permettra d'aider leurs enfants à tirer le meilleur parti de
leur intelligence. (source Ed.Bayard)
Une communication de
qualité entre soi et les autres est aujourd’hui et pour le futur une des compétences les plus indispensables et les plus précieuses. Par un processus en quatre points, M. Rosenberg met ici à
notre disposition un outil très simple dans son principe, mais extrêmement puissant pour améliorer radicalement et assainir notre relation tant avec nous-même qu’avec autrui. Grâce à des
exemples et des dialogues simples, nous apprendrons entre autres: à transformer des conflits potentiels en dialogues paisibles, à briser les schémas de pensée qui mènent à la colère et à la
déprime, à dire ce que nous désirons sans susciter d’hostilité, à communiquer avec passion en utilisant le pouvoir guérisseur de l’empathie, à nous rendre la vie plus belle, pour nous et pour
ceux qui nous entourent. Les techniques de communication dynamiques de Marshall Rosenberg transforment les conflits potentiels en dialogues paisibles. Ce livre offre des moyens simples pour
désamorcer les disputes et pour établir des rapports bienveillants avec notre famille, nos amis et nos connaissances. Cette nouvelle édition est entièrement mise à jour, enrichie de nouveaux
cas, d'un chapitre inédit sur la relation compassionnelle à soi-même et d'une préface d'Arun Gandhi, petit-fils du Mahatma Gandhi. (source : Ed. Jouvence)
«Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de
mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier.
(Champagne!) Fermé à l’arithmétique d’abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à
l’apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des résultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique, ni le sport,
ni d’ailleurs aucune activité parascolaire.»